83ème anniversaire
« Tous les noms et toutes les formes ne sont que les manifestations de sat-cit-ānanda, de l’Être suprême, qui est Existence-Conscience-Béatitude, absolu et non-duel. Il est l’Incarnation de ‘satyam-shivam-sundaram’, Vérité, Bonté, Beauté. »
(Verset sanskrit)
Bhārat est un pays très sacré. Dans ce pays sacré, nous devrions cultiver la noble vertu de la tolérance. L’éléphant ne connaît pas sa force innée, ne pouvant la démontrer il se soumet docilement aux ordres d’un mahout ignorant. Il en est de même pour les Bhāratīya aujourd’hui. Bien qu’ils soient les dépositaires d’une riche culture, empreinte de rectitude et de justice, ils ne sont pas à même de démontrer leur force.
Les Veda déclarent :
« Na karmana na prajaya dhanena thyagenaike amrutatthwamanasuh » « L’immortalité ne s’atteint pas par l’action, la progéniture ou la richesse, mais seulement par le sacrifice. »
Le recul le plus important dont souffre ce pays est le manque d’unité. Aujourd’hui, les Bhāratīya ont perdu le sens de l’unité et le sens du sacrifice. Nous avons tout dans ce pays. Bhārat est la terre de
Nous appartenons tous à l’espèce humaine. Malheureusement, les êtres humains que nous sommes exhibent des qualités inhumaines et animales. Il est donc impérieux que nous reconnaissions aujourd’hui notre nature humaine innée.
Nous devrions considérer la souffrance et les difficultés d’autrui comme étant les nôtres. Ces souffrances et difficultés d’autrui, nous ne pouvons les comprendre qu’à travers l’expérience de nos propres souffrances et difficultés. Nous devons croire fermement que nous sommes ekātmasvarūpa, des Incarnations du Soi divin. Nous devrions exercer notre sens du discernement pour être à même de comprendre ce qui est bien et ce qui est mal, acceptant seulement tout ce qui est bien et renonçant à tout ce qui est mal. Nous devrions adopter le même principe en ce qui concerne la société, c’est-à-dire accepter tout ce qui est bien et renoncer à tout ce qui est mal dans la société. Nous devrions faire du bien même à ceux qui nous font du mal.
« Il n’y a rien de grand à aider ceux qui nous ont aidé. Noble est celui qui aide ceux qui lui ont fait du mal. »
(Verset sanskrit)
Nous devrions toujours entretenir de bonnes pensées à propos des gens. « Voir le bien, faire le bien et être bon est la voie qui conduit à Dieu. » « Yad bhāvam tad bhavati » - « Tels sentiments, tels résultats. » Si nos pensées sont bonnes, nous nous engagerons toujours dans de bonnes actions (sathkarman). Si vous mangez une mangue, aurez-vous le renvoi d’un concombre ? Non ! De même, si vous entretenez toujours de bonnes pensées, vous verrez seulement le bien partout. En revanche, si vous vous complaisez dans de mauvaises pensées, vous verrez seulement le mal partout.
À Muddenahalli, près de Bangalore, il existe un Collège Śrī Sathya Sai fréquenté par des garçons issus de familles pauvres des villages environnants. Des bienfaiteurs ont apporté leur aide à ce Collège de diverses manières. Certains ont contribué à la construction des salles de classe, d’autres à la construction d’un hall de bhajan, etc. Cependant, ce Collège n’est affilié à aucune Université. Une fois leur éducation terminée, les étudiants qui souhaitent suivre les cours universitaires doivent aller à Bangalore.
Considérant cette situation, une idée noble m’est venue. Je me suis dit : « Ici, à Puttaparthi, nous avons un Campus universitaire spacieux et agréable. Si nous établissions un Campus universitaire similaire à Muddenahalli, les gens en seraient très heureux. J’ai donc pris la décision d’établir un Campus universitaire Śrī Sathya Sai à Muddenahalli (vifs applaudissements). Ma volonté divine (sankalpa) est irrévocable et immuable. J’exprime Ma résolution aujourd’hui, et demain J’initierai le processus. Les étudiants du Collège de Muddenahalli proviennent d’un milieu rural pauvre. Sans argent, une fois terminée leur dernière année au Collège, ils ne peuvent aller nulle part pour recevoir une éducation supérieure. Ils sont donc forcés de renoncer à leurs études et de s’engager dans l’agriculture pour gagner leur subsistance, ce qui, bien sûr, est aussi nécessaire. L’éducation séculière aide à gagner sa vie, elle est donc une priorité. Une fois celle-ci menée à terme, ils pourront choisir une profession qui leur permettra de subvenir à leurs besoins, incluant éventuellement l’agriculture. J’ai par conséquent décidé de fournir une éducation universitaire aux étudiants de Muddenahalli. Toutefois, dans ce campus, nous ne fournirons pas seulement l’éducation séculière, mais également l’éducation spirituelle. Elles feront toutes deux partie du curriculum. Les étudiants auront l’opportunité d’étudier les poèmes épiques et les textes sacrés comme le Rāmāyana, le Bhāgavatam,
Il y a des milliers de gens éduqués en ce monde, mais quelle contribution apportent-t-ils à la société ? Ils ne s’occupent pas de la société. Ils aspirent seulement à vivre dans l’opulence que leur offrent les villes et les cités. Ils s’adonnent à de mauvaises pratiques comme les jeux d’argent, ils fréquentent aussi les clubs. En observant les parents, les enfants risquent d’adopter eux aussi ces mauvaises manières.
On devrait apprendre aux enfants à suivre la voie correcte. Alors, non seulement les enfants mais les aînés aussi en bénéficieront. C’est la raison pour laquelle J’ai décidé d’établir un grand Campus universitaire à Muddenahalli. Cela coûtera peut-être deux à trois cent millions de roupies. Peu importe cette dépense, car elle sert la noble cause de former le caractère des étudiants.
Quel type d’étudiants avons-nous ici, à Prasanthi Nilayam ? Nos étudiants sont purs comme de l’or. Il se peut qu’un ou deux s’écartent de la voie, mais très vite ils s’ajustent à l’environnement académique et suivent le courant.
Hier les étudiants de notre Université ont mis en scène une pièce transmettant le noble message du service et de l’amitié. L’histoire se situe dans un petit village où deux frères se querellent pour le partage d’une propriété. Les aînés du village les conseillent en disant : « Chers frères, si vous vous querellez de cette façon, comment notre village prospèrera-t-il ? Vous devez être unis et vivre ensemble dans l’amitié. » Finalement, les deux frères se réconcilient.
Sans aucun doute, les étudiants aujourd’hui sont bons, mais le mauvais comportement des aînés leur fait du tort et les égare sur de mauvaises voies. Néanmoins, les étudiants réalisent très vite leurs erreurs et se corrigent. J’en connais qui conseillent leurs parents alcooliques, leur disant avec humilité : « Cher père, ceci est une mauvaise habitude. Tu nous montres le mauvais exemple en faisant cela. Ce n’est pas bien. » Si les aînés boivent de l’alcool, fument et jouent à des jeux d’argent, les enfants prendront ces mauvaises habitudes et se détruiront. Les aînés ne devraient jamais faire de telles choses devant eux. S’ils veulent que leurs enfants mènent une vie vertueuse, ils doivent eux-mêmes mener une vie exemplaire.
J’ai pris la décision d’établir un Campus universitaire à Muddenahalli pour enseigner aux enfants ces idéaux élevés, pour leur montrer comment mener une vie exemplaire et adopter des habitudes pures. À Muddenahalli, les étudiants n’ont pas l’opportunité d’aller dans une Cité pour recevoir une éducation universitaire, car leurs parents ne peuvent en supporter la dépense. Je leur offre donc un Campus universitaire pourvu de tous les équipements et conforts - y compris un foyer. Il sera prêt dans un an (vifs applaudissements). Tel est Mon sathyasankalpa, ma Volonté divine.
Dans leurs discours, Anil Kumar, Ajit Popat et d’autres ont fait Mon éloge. À ce propos, Je trouve nécessaire de dire que ces louanges ne Me rendent pas heureux. Le fait que les gens Me louent ne Me ravit pas. Je suis au-delà de la louange et du blâme, du respect et de l’irrespect, du plaisir et de la peine. Je suis tout Amour ! L’Amour est Mon seul attribut. J’aime ceux qui M’aiment, J’aime ceux qui Me haïssent, de même que ceux qui se livrent à une propagande mensongère à Mon encontre. Je ne considère personne comme Mon ennemi.
Tous les êtres M’appartiennent. Je veille sur eux comme une mère. Mon Amour n’est pas celui d’une seule mère, mais celui de milliers de mères. Cet Amour fait que J’ignore vos erreurs et vous remets sur le droit chemin. Si quelqu’un commet une faute, Je l’appelle, Je le réprimande et le corrige d’une voix forte, mais Je ne suis pas en colère contre lui. En fait, Je ne suis jamais en colère ni de mauvaise humeur. Cela ne fait pas partie de Ma Nature.
Les gens qui ne comprennent pas Ma nature véritable pensent différemment. Quoique les gens puissent penser ou dire Me concernant, Je n’ai qu’un attribut : l’Amour ! Mon Amour est une voie royale, droite, qui ne connaît pas de raccourcis. Mais les gens ne comprennent pas correctement Ma vraie Nature. Ils se repentiront dès qu’ils La comprendront. Ce repentir sera leur expiation. Toutefois, Mon attitude à leur égard ne change pas, elle reste toujours la même.
« Samastālokah sukhino bhavantu » - « Puissent tous les êtres dans tous les mondes être heureux ! » Vous devriez tous être heureux, en pleine santé, et mener une vie prospère dans la compréhension et l’amour mutuels. Vous ne devriez pas faire mauvais usage de vos richesses. C’est cela qui Me rendra heureux. Alors Je serai prêt à vous accorder tout ce dont vous avez besoin.
Je n’ai jamais rien demandé à personne. S’il y a quelqu’un dans cette vaste assemblée de fidèles à qui J’aurais demandé de l’argent, qu’il se lève et le dise. Assurément, il n’y a personne. Tout ce dont J’ai besoin pour accomplir Ma mission d’Avatar émane uniquement de Moi.
« L’argent vient et s’en va, la moralité vient et grandit ». Mon but est de faire en sorte que la moralité se développe. Tous les villages doivent se développer. Pour y parvenir, l’éducation dans les régions rurales est une voie importante. Développer simultanément la foi en Dieu est aussi essentiel.
Avec la confiance en soi, on peut tout réaliser. Ramdas, un fervent fidèle de Rāma, souhaitait Lui construire un magnifique temple à Bhadrachalam. Pour ce faire, il utilisa la totalité des taxes qu’il avait récoltée chez les gens. En conséquence, l’empereur Tanisha le fit emprisonner et le soumit à la torture pour avoir fait un usage incorrect de l’argent revenant à l’État. Incapable de supporter la torture physique ordonnée par le roi, il pria le Seigneur Rāma en termes durs :
« Cette couronne de joyaux qui orne Ta tête m’a coûté dix mille pièces en or. Indifférent à mes douleurs, Tu étales les joyaux comme s’ils étaient tiens. »
(Chant telugu)
Immédiatement, il comprit sa folie et regretta son accès de colère. Il offrit ses salutations à Rāma, implorant Son pardon. De même, des gens disent toutes sortes de choses concernant Swāmi. L’illusion est le fait des gens du monde, ils ont tous des opinions différentes. Mais Je ne connais pas cette illusion. Par conséquent, Je ne prête aucune attention à ce qu’ils disent. Même s’ils Me critiquent, Je leur parle avec amour. Je ne les punis pas en disant : « Comment osez-vous dire de telles choses à Mon sujet ? » Ils réaliseront eux-mêmes leur erreur. S’ils Me dénigrent maintenant, ils devront s’en repentir plus tard. Les gens devraient donc réfléchir avant de dire ou faire quelque chose. Ceux qui agiront de la sorte ne rencontreront aucun obstacle sur leur chemin.
Personne ne peut comprendre Ma vraie nature. Les gens agissent comme s’ils Me comprenaient, mais en fait, aucun ne peut comprendre fût-ce même une fraction de Ma Réalité divine. Leur vision se limite seulement aux manifestations extérieures. Ils parlent seulement de Mes activités et programmes réalisés dans le monde extérieur. Ils ne comprennent pas le principe de l’Amour qui prend Sa source dans Mon Cœur. Néanmoins, un jour ou l’autre, ils le comprendront. Je travaille toujours pour le bien du monde entier.
Tout le monde devrait vivre dans l’amour et la paix. Même si nous ne possédons rien d’autre, si seulement nous avons l’amour nous pourrons vivre heureux et ne manquerons de rien. Cet amour devrait avoir la confiance en Soi pour fondement.
Dieu est l’unique source et soutien de tout l’Univers. Tout le reste est illusion. Quelles que soient les peines et difficultés, les infirmités et la maladie, les pertes et les gains, considérez qu’ils relèvent tous de
Si quelqu’un vous demande votre nom, ne dites pas : « Mon nom est Rāma, mon nom est Krishna, etc. », dites plutôt « Je suis-Je ». Votre nom est seulement celui que les parents vous ont donné. Vous n’êtes pas né avec ce nom. En fait, vous êtes venu au monde les mains vides. Vous ne pouvez donc rien revendiquer comme vous appartenant. « Je » est votre seul bien. C’est la raison pour laquelle nous disons ‘Je’, ‘Je’, ‘Je’ pour toute chose.
En renonçant au ‘je’ et au ‘mien’, à l’attachement, c’est-à-dire à l’ego, vous devenez votre SOI véritable, vous devenez Dieu ! Quand vous dites ‘ma maison’, ‘mon peuple’, etc., votre attachement se développe. Cet attachement au corps nourrit l’ego. Si vous vous élevez au-dessus du ‘je’ et du ‘mien’, et menez une vie de contentement, vous expérimenterez un grand bonheur. Puissiez-vous tous vivre longtemps dans l’amour et l’unité !
« Marchons ensemble, grandissons ensemble, Restons unis et grandissons ensemble en intelligence, Vivons ensemble dans l’amitié et l’harmonie. »
(Poème telugu)
Nous devrions donc tout d’abord développer l’unité. Avec un seul doigt, nous ne pouvons accomplir aucun travail. Mais, quand les cinq doigts de notre main s’unissent, nous pouvons accomplir n’importe quel travail. De même, quand les gens sont divisés, ils ne peuvent rien accomplir.
Voici une petite histoire. Un jour, les cinq doigts de la main argumentèrent pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand.
L’index dit : « Je suis un indicateur, je sers à identifier tous les individus. Je suis donc plus grand que vous. »
Le majeur intervint et dit : « En taille, je suis le plus grand. Deux d’entre vous sont à mes côtés comme gardes du corps. Je suis donc le plus grand ! »
L’annulaire dit : « Votre ignorance me fait rire. Ne savez-vous pas que les gens m’ornent de bagues précieuses et de diamants ? Ainsi, je suis votre roi ! »
Finalement, l’auriculaire dit : « Bien que je sois le plus petit, je suis au premier rang quand il s’agit de punir quelqu’un ou de lui faire la leçon. Par conséquent, je suis votre leader et vous devez me suivre. »
Ayant entendu tous ces arguments, le pouce éclatant de rire dit : « Aucun de vous ne peut accomplir une tâche sans mon aide. Par conséquent, nous devrions nous unir et travailler ensemble. »
De même, que l’on soit théiste (āstika), athée (nāstika) ou théiste et athée (āstika-nāstika), on devrait être unis. L’unité est le besoin de l’heure et ce dont Bhārat a le plus besoin aujourd’hui. L’amour, la vérité, la rectitude et la justice sont présents en Bhārat, mais pas l’unité. Ce manque d’unité fait que tant de divergences existent en ce pays. Nous devrions être unis et vivre heureux dans un esprit de fraternité.
De nos jours, des divergences existent entre le père et le fils. Le mari et la femme, les frères et les sœurs se querellent. Comment la paix et le bonheur peuvent-ils dès lors régner dans la famille ? De tout temps les divergences d’opinion ont existé, mais elles ne durent pas, elles sont temporaires. Comme les nuages, elles vont et viennent et disparaissent. Pourquoi les gens devraient-ils se battre pour des choses qui ne sont que temporaires ? Ne tenez pas compte de ces divergences.
Je n’ai jamais rien demandé à personne bien que j’aie réalisé des projets de service social très importants. J’ai fourni de l’eau potable à des millions de gens vivant à Chennai. Chaque maison est à présent approvisionnée en eau potable. De plus, des aménagements ont été faits pour l’irrigation. Les gens qui vivent dans les hautes terres à l’est et à l’ouest des districts de Godāvarī en Andhra Pradesh souffraient d’un manque d’eau. J’ai donc fait le nécessaire pour leur fournir de l’eau et des dispositions ont été prises pour mettre en place des systèmes de purification de l’eau. Ma résolution est de venir en aide à chacun. J’ai ainsi accompli beaucoup de choses pour venir en aide aux personnes pauvres.
À présent, Je propose d’établir un Campus universitaire à Muddenahalli au bénéfice des garçons qui étudient au Collège Śrī Sathya Sai. J’ai observé les difficultés des étudiants qui ne peuvent acquérir une éducation supérieure, et les ai assurés que Je leur fournirais les équipements nécessaires. « Why fear when I am near » – « Pourquoi avoir peur alors que Je suis près de vous », leur ai-Je dit. Je les ai ainsi encouragés et leur fournirai tous les équipements nécessaires.
(Ici, Swāmi invite Śrī Narayana Rao à monter sur l’estrade et le présente à l’assemblée). Cet homme est le Principal de l’École Secondaire Supérieure Śrī Sathya Sai à Muddenahalli. Il est hautement éduqué et dirige très bien l’École. Quand J’ai visité Muddenahalli, il M’a demandé : « Swāmi quand déverserez-Vous Votre grâce sur nous ? » (Alors Swāmi dit à Śri Narayana Rao) Aujourd’hui, Je l’ai fait. Partage ce bonheur avec toutes les personnes de ton État. Sois heureux !
Avec la permission de Swāmi, Śrī Narayana Rao prit la parole pour offrir sa gratitude et ses remerciements à Swāmi.
Traduit et tiré du site officiel de l’Organisation
Sathya Sai Internationale.