Conférence sur l'Éthique et le monde de la Finance
« Le corps est composé des cinq éléments et, tôt ou tard, il se désintégrera. Mais le Résident intérieur n’a ni naissance ni mort. Le Résident intérieur n’a aucun attachement. Il est le Témoin éternel. En vérité, le Résident intérieur est Dieu Lui-même sous forme de l’ātman. »
(Poème telugu)
" Développez un caractère noble et aimez tout le monde. "
Incarnations de l’Amour !
Le Résident intérieur n’a aucun attachement. Les hommes adorent Dieu sous de nombreuses formes et ils ont foi en ces formes. Mais Dieu n’a pas de forme. Victimes de l’illusion, les hommes ont attribué différents noms à Dieu comme Allah, Jésus, Rāma, Krishna, etc., mais Dieu n’a aucun nom particulier. Dieu est ‘Un’ et seulement ‘Un’.
« Ekam sat viprāh bahudhā vadanti » « La Vérité est Une, mais les sages s’y réfèrent sous divers noms. »
Une seule mauvaise habitude vous ruinera
Vous voyez Dieu représenté sous un grand nombre de formes et vous avez foi en ces formes. Personne n’a vraiment vu Dieu. Quelle que soit la forme de Dieu que vous contemplez, Il se manifestera à vous sous cette forme. Dieu est ‘Un’ et non deux. Chaque individu se réfère à lui-même comme étant ‘je’, ‘je’. Ce ‘je’ fait référence à l’ego individuel né de l’attachement au corps. Renoncer à ce ‘je’ signifie renoncer à l’ego, au deha bhava, la conscience d’être le corps. En vérité, Dieu transcende le nom et la forme. Depuis des temps immémoriaux, les hommes ont contemplé, adoré et servi Dieu, ils ont aspiré à Lui et chanté Sa gloire.
Les hommes ont toutes sortes de désirs en ce monde. Certains désirent exceller dans les jeux, d’autres dans le chant, dans l’art de la parole, etc. Mais Dharmarāja n’avait qu’un seul désir : jouer aux dés. Les Kaurava, conscients de cette faiblesse, lui tendirent un piège en se servant de cette faiblesse. Sakuni, leur oncle maternel, les incita à inviter Dharmarāja à une partie de dés. Dharmarāja accepta l’invitation des Kaurava. Lui et ses frères se tenaient d’un côté, et de l’autre côté se tenaient Duryodhana, Duhshāsana et d’autres Kaurava. Sakuni avait trafiqué les dés utilisés pour le jeu de manière à ce que Dharmarāja perdit chacune des parties. Il en résulta que Dharmarāja perdit son royaume, se perdit lui-même ainsi que ses frères et son épouse Draupadī. Les Kaurava annexèrent son empire, plaçant ainsi les frères Pāndava et Draupadī sous leur autorité. Ils traînèrent Draupadī devant la Cour royale. Là, Draupadī s’adressa aux honorables membres et aînés de l’assemblée, les questionnant : « Dharmarāja ne s’est-il pas tout d’abord perdu lui-même et n’a-t-il pas parié sur moi ensuite ? Dès lors qu’il devenait l’esclave des Kaurava, avait-il le droit de parier sur moi ? Non seulement cela, je suis l’épouse des cinq frères. N’aurait-il pas dû obtenir le consentement des quatre autres frères avant de parier sur moi ? Si mes cinq maris ont parié sur moi, alors je deviendrai vraiment l’esclave des Kaurava. » Elle demanda à l’auguste assemblée de décider du dharma (action juste) à suivre en la matière. Ne pouvant répondre à ces questions, personne dans l’assemblée n’ouvrit la bouche.
Mériter d’avoir la vie sauve est la vraie richesse
Voici un autre événement tiré du Mahābhārata qui démontre ce que signifie vraiment le dharma. Dans sa jeunesse, Dronācārya vivait au royaume de Drupada avec son épouse et son fils Ashwatthāman. Il eut un jour besoin de lait pour son fils et vint demander à Drupada de lui faire don d’une vache. Drupada refusa. En colère, Dronācārya quitta le royaume avec son épouse et son fils. Il n’existait aucun moyen de transport à cette époque, ils durent donc faire le chemin à pied jusque Hastinapura. Arrivés dans les faubourgs, ils virent les enfants des Pāndava et des Kaurava autour d’un puits. Dronācārya leur demanda : « Chers enfants, qu’y a-t-il ? Pourquoi restez-vous là ? Qu’est-il arrivé ? » Les enfants répondirent : « Swāmi, nous jouions à la balle et elle est tombée dans le puits. » Dronacārāya les réconforta disant : « Ne vous inquiétez pas, je vais la retirer. » Il prit une flèche dans son carquois et la décocha en direction de la balle où elle alla se ficher. Il décocha consécutivement plusieurs autres flèches qui allèrent se ficher chacune dans la flèche précédente jusqu’à ce qu’une corde de flèches se soit ainsi formée permettant de retirer la balle du puits. Émerveillés au vu d’un tel exploit, les enfants tombèrent aux pieds de Dronācārya, réalisant qu’ils avaient devant eux un grand expert en archerie. Ils rapportèrent la nouvelle à Bhīshma qui octroya à Dronācārya le titre et la fonction de Précepteur des enfants Kaurava et Pāndava.
Parmi les enfants, il y avait Arjuna. Lui aussi apprit l’art de l’archerie et devint un expert en peu de temps, gagnant l’amour et l’affection de son précepteur Dronācārya. Les gens louaient Arjuna pour son intelligence et son adresse. De ce fait, le nom et la réputation de Dronācārya se répandirent de tous côtés. Mais, Aswatthāman fut incapable d’égaler l’adresse et l’intelligence d’Arjuna ; la jalousie et la haine des Pāndava s’emparèrent de son cœur. Durant la guerre du Mahābhārata, une nuit, à la faveur de l’obscurité, sa haine des Pāndava le poussa à tuer sans pitié leurs enfants. Arjuna traîna Aswatthāman devant Draupadī afin qu’elle le punisse. Au lieu de punir le malfaisant, Draupadī tomba à ses pieds en disant :
« C’est aux pieds de ton père, Dronācārya, Que mes maris ont appris tout ce qu’ils savent. Étant le fils de Dronācārya, était-il correct pour toi de tuer mes enfants ? Comment as-tu eu le cœur de les tuer ? Eux qui étaient sans défense, jeunes, tranquillement endormis, Qui n’avaient aucune hostilité envers toi, Qui n’envisageaient même pas de te faire du mal ? »
(Poème telugu)
Bhīma ne put supporter cette scène. D’un côté se trouvait Aswatthāman qu’il fallait traiter sévèrement pour son acte ignoble, et de l’autre Draupadī essayant de raisonner ce monstre ! Explosant de colère Bhīma, s’adressant à Arjuna, rugit :
« Cette Draupadī est une femme stupide, Car elle plaide l’impunité pour ce scélérat. Elle ne ressent aucune colère contre le meurtrier de ses fils. Cet assassin n’est pas un brahmane. Ne le relâche pas, tue-le. Si tu ne le fais pas, je lui casserai la tête moi-même De mon poing puissant ».
(Poème telugu)
Impuissant, Aswatthāman tremblait de peur. Consumé de rage, Arjuna était prêt à le tuer quand, élevant la main, Draupadī lui conseilla de n’en rien faire :
« Ô Phalguna ! Il n’est pas correct de tuer une personne Qui a peur ou a perdu courage, Qui est endormie ou en état d’ébriété, Qui cherche refuge ou qui est une femme. Tu ne devrais pas tuer Aswatthāman, Car il est le fils de ton précepteur. »
(Poème telugu)
Draupadī s’adressa à Arjuna en tant que Phalguna, un nom d’Arjuna qui signifie une personne de grande vertu. Elle dit : « Arjuna, à quoi sert de nous tourmenter au sujet du passé ? Ne ressassons pas ce qui est déjà arrivé. Le fait de tuer Aswatthāman ne rendra pas la vie à mes enfants. Ne permets pas qu’une autre mère souffre autant que je souffre à présent. Tu as étudié les Veda et les Shāstra, comment se fait-il que tu ne puisses te maintenir dans l’équanimité ? Pardonne l’acte de haine commis par Aswatthāman. » - « Tu m’empêches ainsi de respecter le vœu que j’ai fait de le tuer », rétorqua Arjuna. « Rase-lui la tête et enlève-lui la couronne sertie de joyaux qu’il porte, cela équivaudra à le tuer », répondit Draupadī. Arjuna se soumit au plaidoyer de Draupadī. En guise de punition, il rasa la tête d’Aswatthāman, lui enleva sa couronne et le libéra.
On devrait adhérer à la voie de la vérité et, en même temps, on ne devrait faire de mal à personne.
« Satyam brūyāth, priyam brūyāth, Na brūyāth satyamapriyam »
« Dites la vérité, parlez de manière agréable, Ne prononcez pas de vérités désagréables. »
C’est de cette manière que Draupadī montra la voie correcte à Arjuna. Le Bhagāvatam et le Mahābhārata rapportent les histoires d’un grand nombre de ces femmes de grande vertu qui firent preuve d’idéaux élevés. Draupadī conseilla à Arjuna de renoncer à sa rage et d’épargner la vie d’Aswatthāman. Ce conseil sauva non seulement la vie d’Aswatthāman, mais apaisa également Arjuna.
Draupadī n’éprouvait pas la moindre haine envers Aswatthāman qui avait massacré sans pitié les cinq enfants des Pāndava. Quant à Arjuna, il épargna la vie d’Aswatthāman. Qu’y a-t-il de plus précieux que la vie ? Cette vie précieuse doit être sauvée à tout prix. Sauver la vie d’un être humain a plus de valeur que toutes les richesses du monde. Mériter la vie sauve est notre vraie richesse. Le Mahābhārata et le Bhāgavatam contiennent en grand nombre de tels enseignements. Les femmes sont dotées de nobles vertus. Elles sont nobles et ont l’esprit large. Grâce à de telles femmes vertueuses, le pays a grandement progressé depuis les temps anciens. L’éthique devrait être observée dans chaque aspect de la vie. Tel est l’enseignement de nos Textes sacrés.
L’Éthique et la Moralité sont le fondement de la Culture bhāratīya
Le Mahābhārata, le Bhāgavatam et les Upanishad expliquent le principe de la Divinité de manière très compréhensible. Malheureusement, de nos jours, les bhāratīya ont oublié leur glorieux passé. Sur cette terre sacrée de Bhārat, la tolérance est la qualité dominante de notre caractère. Elle fait partie de notre tradition depuis des âges. Quelle est la vraie beauté d’un être humain ? Ce n’est pas la beauté physique du corps ; c’est la qualité de tolérance qui confère la vraie beauté à un individu. Nous devons par conséquent protéger cette riche culture de pureté et de tolérance. Un vrai bhāratīya est celui qui protège ces deux qualités. Ceux qui protègent cette culture sacrée sont les vrais bhāratīya. « L’argent vient et s’en va, la moralité vient et grandit. » L’homme dépourvu de moralité ne mérite pas d’être appelé un être humain. Vous devriez par conséquent protéger la moralité et développer un caractère noble. Celui qui est doté d’un caractère noble est digne d’être appelé un bhāratīya.
Parce qu’il ne connaît pas sa force innée, l’éléphant obéit aveuglément aux ordres du mahout. Il s’assied quand il lui demande de s’asseoir et se lève quand il lui ordonne de se lever. Le mahout dresse l’éléphant pour le garder sous contrôle. En fait, l’éléphant est si puissant qu’un seul tremblement de sa queue peut renverser le mahout. À l’instar de l’éléphant qui obéit aux ordres du mahout parce qu’il n’a pas conscience de sa force, de même, bien qu’ils soient dotés d’une grande force et aient maîtrisé les Veda, les Shāstra (Écritures), les Pūrana (mythologie), les Itihasa (poème épique) et les Upanishad, les bhāratīya suivent la culture occidentale oubliant leur propre grandeur et leur pureté. Imiter les Occidentaux est un signe de faiblesse de leur part. C’est leur grand malheur et ils ne devraient pas agir ainsi. Ils devraient connaître les principes de leur propre culture, réaliser sa grandeur et agir en accord avec leur conscience. Les bhāratīya sont suffisamment puissants pour vaincre les ennemis sur le champ de bataille. Malheureusement, aujourd’hui, ils ont totalement oublié leur force. Cela n’est pas dû à leur ignorance, mais à leur crédulité. À force d’imiter la culture occidentale, leur force décline graduellement. C’est pourquoi ils devraient y renoncer.
Faire mauvais usage de l’argent et du pouvoir est dangereux
Vous devriez observer certaines limites dans tous les domaines de la vie. Même un animal sauvage comme le lion attaque un autre animal seulement s’il a faim. Il ne tuera pas un animal si sa survie ne l’exige pas. Dès lors qu’un animal comme le lion observe de la retenue dans son comportement, l’homme aussi devrait modérer sa conduite. La modération est essentielle. L’ego, la colère et les désirs excessifs conduisent l’homme dans la perversion. Vous devriez tourner votre mental dans la direction correcte afin de ne pas souffrir vous-même et de ne pas causer de la souffrance aux autres. Suivez la voie qui confère du bonheur à autrui. Bien que vous soyez dotés d’une grande force, n’en faites pas usage de manière arbitraire, mais de manière correcte. Au nom de la liberté, beaucoup d’enfants se comportent sans retenue de nos jours. La liberté est bonne et permise si toutefois elle comporte des limites ; alors seulement elle devient significative. Faire un mauvais usage de l’argent et de l’intelligence conduira au danger. Vous avez sans doute lu dans les journaux que l’Amérique a gaspillé énormément d’argent et de ressources pour mener la guerre contre d’autres pays comme l’Irak. Finalement qu’y a gagné l’Amérique ? Aujourd’hui, son économie est en crise et la récession sévit dans tout le pays. Tout cela est dû à l’usage incorrect de l’argent et des ressources, et cela concerne chaque individu et chaque pays. Dieu est tout-puissant, mais Il ne fait pas usage de Sa puissance de manière arbitraire. Il met une limite à Son pouvoir, n’en faisant usage que si cela s’avère nécessaire. De même, vous ne devriez pas faire usage de votre pouvoir sans retenue, ni de manière arbitraire.
Ne gaspillez pas vos pensées. Trop de pensées rend le mental instable. (Bhagavān montre son mouchoir) Qu’est-ce que ceci ? Est-ce un morceau de tissu ? Non. Est-ce un assemblage de fils ? Même pas. C’est du coton. Sans coton il ne peut y avoir de fils et sans fils il ne peut y avoir de tissu. Le mental n’est qu’un faisceau de pensées. Vous ne devriez gaspiller ni l’argent ni le matériel. Vous ne devriez pas avoir plus de nourriture que vous ne pouvez en manger. Vous pouvez avoir toute chose dans la mesure où vous en avez besoin. Si vous avez plus, faites en usage pour aider autrui. « Aidez toujours, ne blessez jamais » est le conseil que vous devez suivre afin de mener une vie significative.
Chers Étudiants !
Ne faites jamais de mal à quelqu’un. Ne soyez jamais une cause de souffrance pour vous-même ni pour qui que ce soit. Il est béni celui qui ne cause de la souffrance ni à lui-même ni aux autres. C’est le vrai ‘savoir’ que vous devriez acquérir, un ‘savoir’ que vous n’apprendrez pas dans les manuels scolaires. Observez plutôt vos pensées et veillez à ce qu’elles ne vous égarent pas. Parfois, vous suivez les vagabondages de votre mental, parfois vous agissez comme un hypocrite. Ce n’est pas bien. Chaque fois qu’une pensée surgit dans votre mental, analysez-la. « Est-elle bonne ou mauvaise ? » Si vous avez le sentiment qu’elle est mauvaise, n’insistez pas, laissez-la passer. Si vous avez le sentiment que c’est une bonne pensée, mettez-la en pratique afin que vous et les autres puissiez en bénéficier.
Soyez bons, faites le bien et voyez ce qui est bien
Au cours de cette conférence, des orateurs ont exprimé leurs points de vue sur le sujet : « L’Éthique et le monde de la Finance. » Une réflexion a été menée sur le fonctionnement efficace des banques. Ce qu’elles doivent faire et ce qu’elles ne doivent pas faire ! Ces ‘faire’ et ‘ne pas faire’ ne s’appliquent pas simplement au travail des banques, mais également à nous-même. Le bien et le mal que vous faites vous reviendront. L’argent que vous avez placé à la banque, vous pourrez le retirer. Ne vous enorgueillissez donc pas en pensant que vous aidez la banque en lui confiant votre argent. Votre argent vous reviendra, il n’ira à personne d’autre ; vous en serez certainement le bénéficiaire, si ce n’est aujourd’hui à une date ultérieure. Rappelez-vous donc que ce que vous faites dans votre vie vous le faites pour votre propre bien, non pour le bien d’autrui. La bonne chose à laquelle vous pensez ou que vous accomplissez dans votre vie ne bénéficiera qu’à vous.
Cultivez ces trois principes : daivaprīti, l’amour pour Dieu, pāpabhīti, la crainte du péché et sanghanīti, la moralité dans la société. En promouvant la moralité dans la société, vous gagnerez une bonne renommée. Tout le monde vous suivra et dira que vous êtes une bonne personne. En tout premier lieu, développez l’amour pour Dieu. Si vous avez de l’amour pour Dieu, vous renoncerez à commettre le péché à l’idée de ce qui pourrait vous arriver. Si vous avez de l’amour pour Dieu et si vous craignez le péché, vous deviendrez un homme d’excellent caractère. Si votre caractère est noble, la société vous aimera, personne ne vous haïra. Développez donc un caractère noble et aimez tout le monde. L’Amour est partout. Dieu est partout. Si vous aimez de plus en plus tout le monde, l’amour en vous se multipliera et votre nom et votre renommée se répandront partout dans le monde. En accomplissant un seul acte mauvais, vous donnez un mauvais exemple aux autres. D’autre part, si vous ne faites que de bonnes actions, tout le monde vous louera. En conséquence, « Soyez bons, faites le bien, voyez ce qui est bien. Telle est la voie qui mène à Dieu. » Cela relève de la pureté du Cœur, vous ne pouvez l’apprendre dans les livres. Vous devriez développer un caractère sacré. Mais, aujourd’hui, le caractère sacré a disparu du Cœur de l’homme. Ce n’est pas bon. Si vous avez la mauvaise habitude de fumer des cigarettes, vos amis viendront vous en demander. « Telle est votre compagnie, tel sera votre comportement. » - « Dis-moi quelle est ta compagnie, je te dirai qui tu es. » Si votre compagnie est mauvaise vous deviendrez une mauvaise personne. Si votre compagnie est bonne, vous deviendrez une bonne personne.
Aujourd’hui, bon nombre de sociétés ont dû cesser leurs activités. Pourquoi ? Quand une société se livre à de mauvaises pratiques, d’autres les suivent. Les mauvaises pratiques se répandent très rapidement, alors que ceux qui suivent de bonnes pratiques sont peu nombreux. Ayez la patience et la persévérance de faire tout ce qui est bien. La précipitation ne vous fera faire que de mauvaises choses. « La hâte engendre le gaspillage. Le gaspillage engendre les soucis. Ne faites donc rien dans la précipitation. » Les soucis amènent bien des problèmes. Finalement, quelle est la cause des soucis ? Votre précipitation en est la cause principale. Renoncez donc à agir dans la précipitation et vous n’aurez plus de soucis.
La moralité est permanente, l’argent ne l’est pas
Chers Étudiants !
Vous êtes tous très jeunes. Vous ne devriez vous engager que dans de bonnes tâches et de bonnes actions. Servir la société est nécessaire, car c’est la société qui vous protège. Avant de servir les autres membres de la société, vous devriez révérer, respecter et servir votre mère, votre père, votre précepteur et Dieu. Votre mère est votre Dieu, votre père est votre Dieu, votre précepteur est votre Dieu. Votre mère est très importante, plus importante même que votre précepteur et Dieu. Vous devriez donc la rendre heureuse. Si votre mère est heureuse, vous serez heureux dans la vie. Si vous la rendez malheureuse, vous souffrirez toute votre vie. Faites donc en sorte qu’elle soit contente et heureuse tout le temps. Considérez le bonheur de votre mère comme votre bonheur. C’est votre mère qui vous a donné naissance, qui vous a élevé et protégé de bien des manières. Elle vous protégera toujours. Parfois, il se peut qu’elle soit en colère, vous gronde et même vous frappe. Vous ne devriez pas prendre cela trop à cœur. Dites-vous que sa colère est temporaire et ne dure pas longtemps.
Vous devriez reconnaître que la colère, l’ego, la jalousie et la sensualité sont des phases temporaires. Elles vont et viennent. Elles ne sont pas permanentes. En fait, toutes nos pensées sont temporaires ; elles vont et viennent. Seul, le Principe de l’ātman est permanent. C’est l’Amour, l’Amour, l’Amour ! L’ātman est votre richesse véritable et permanente. « Aimez et servez tous les êtres.» La seule richesse dont vous ayez besoin est celle de l’amour. Vous devriez vous engager dans le service avec le sentiment : « Le service est Dieu, le service est ma vie. » Ne rendez jamais service dans l’espoir d’une rémunération. Qu’est-ce que l’argent ? Il vient aujourd’hui et s’en va le jour suivant. L’argent n’est pas permanent, il est temporaire. Par conséquent, n’exultez pas quand vous l’obtenez et ne déprimez pas quand vous le perdez. La moralité est permanente, l’argent ne l’est pas.
Chers Étudiants !
Aujourd’hui est un jour très heureux. Priez pour que de telles occasions heureuses se représentent, où que vous puissiez être. Chérissez la mémoire de ce jour dans votre Cœur.
« Où que vous soyez, dans la forêt, Dans le ciel, dans une cité ou un village, Au sommet d’une montagne ou au sein de la mer profonde, Dieu est votre seul refuge. »
(Poème telugu)
Dieu est en vous, avec vous, autour de vous. Il ne vous abandonnera jamais. Où que vous soyez, Il vous protégera toujours. Ayez cette foi ferme dans votre Cœur. Dieu n’est pas quelqu’un qui est avec vous un jour et vous quitte le jour suivant. Jamais Il ne vous quittera.
Bhagavān met fin à Son discours avec le bhajan : « Hari bhajan bina…” et Subrahmanyam, Subrahmanyam… »
Vous êtes tous de bons étudiants, vous devriez le rester.
Traduit et tiré du site web officiel
de l’Organisation Sathya Sai Internationale.