« Le soleil paraît, serein et paisible.
Les jours raccourcissent et un vent frais souffle.
Les champs sont mûrs de moissons dorées.
Les fleurs de soucis s’épanouissent,
Telles des guirlandes de perles sur les berges des rivières.
Les fermiers se réjouissent et chantent.
Le doux festival de Sankranti est arrivé en ce mois de Pushya
Remplissant nos maisons de grains nouvellement récoltés. »
(Poème telugu)
Dieu a voulu que le festival de Sankranti apporte la prospérité aux gens afin de leur épargner tout désagrément en matière de nourriture et autres besoins. Les fermiers qui ont rentré à la maison le grain moissonné sont heureux de se reposer dans leurs foyers. Même les ouvriers agricoles sont libres, car la moisson est terminée. Nuit et jour, pendant des mois, ils ont travaillé dur dans les champs et, par la grâce de Dieu, ils peuvent à présent jouir d’un repos bien mérité.
Quoi que Dieu fasse, Il le fait pour le bien des gens parce qu’ils sont tous des amsa, des parts de Lui-même ! Le Seigneur Krishna dit dans la Bhagavadgîtâ :
« Mamaivâmsho jîvaloke jivabhûtah sanâtana »
« L’Âtman éternel en tous les êtres est une part de Mon Être. »
Non seulement les êtres humains, mais les animaux, les oiseaux et les insectes sont aussi des incarnations de Dieu. Néanmoins, tout le monde ne comprend pas cette vérité.
Dans l’un de ses immortels kîrtana, saint Tyâgarâja chantait :
« Cheemalo brahmalo siva kesavâdulalo prema meera
Velasi unde birudhu vachinchina Râma nannu brovara»
« Ô Râma! De la fourmi à Brahmâ comme aussi en Shiva et Kesava
Tu résides en tous les êtres sous forme d’amour pur.
Je T’en prie, protège-moi. »
N’étant pas à même de saisir cette vérité, certaines personnes tuent la fourmi qui rampe sur leur corps et ces mêmes personnes adorent la fourmi si elle se manifeste comme une Incarnation de la Divinité. Ce sont les sentiments qui font toute la différence !
En cette saison, le soleil se montre doux et déverse ses rayons tout le jour. Les jours raccourcissent et les nuits s’allongent. La nuit, le clair de lune est frais et agréable. Les gens qui ont travaillé dur pendant le jour jouiront d’un sommeil réparateur pendant la nuit.
Le corps humain a besoin de repos. Tous les êtres humains devraient donc se reposer suffisamment. « Reposez-vous un moment après le déjeuner », dit le dicton. On devrait donc faire une courte sieste après le déjeuner. Cependant, on ne devrait pas rester éveillé tard dans la nuit. On devrait bien dormir la nuit.
« Tout arrive par la volonté de Dieu.
Rien n’arrive par le seul effort humain.
L’Univers entier est créé par Dieu.
Rien en ce monde, pas même un brin d’herbe,
Ne peut se mouvoir sans la volonté de Dieu.
Les gens qui ne comprennent pas cette vérité
S’enorgueillissent de leur intelligence et de leur discernement.
Cependant, pas un, aussi éminent soit-il,
Ne sait ce que l’avenir lui réserve. »
(Poème telugu)
Qui est un “HINDU“ ? Les lettres dans le mot HINDU représentent : H pour Humilité ; I pour Individualité ; N pour Nationalité ; D pour Dévotion et U pour Unité. Là où est l’Unité, là est la Divinité. Seule la Divinité peut unir le monde.
Vous ne devriez pas diviser le monde en disant : « Ceci est mon Inde », « Ceci est mon Japon », « Ceci est mon Allemagne », etc. La Divinité, appelée ‘Je’, en tous les êtres humains est seulement ‘Une’ ! Il n’y a qu’une seule race : la race humaine.
La qualité humaine est très sacrée, sainte et divine. Le terme manava, être humain, signifie très sacré. Le festival de Sankranti vous rappelle cette vérité et vous fait prendre conscience de cette réalité. Durant le temps sacré de Makara Samkramana, les villageois sont tout particulièrement heureux de participer à toutes sortes d’activités de plein air et de jeux bucoliques.
En fait, ceci est aussi un temps de fête pour les animaux ! Dans les villages, certains amènent le gangireddu (taureau décoré) et une vache qu’ils appellent Râma et Sîta, et célèbrent symboliquement leur mariage dans l’espoir que ce mariage générera la paix et le bien pour le monde.
Auparavant, le taureau et la vache ont été correctement entraînés par le vacher. Ce dernier demande à la vache : « Mère ! Râma n’est-il pas magnifique ? » La vache secoue la tête en signe de dénégation. Le gangireddudasu, un bâton dans la main, tente alors de réprimander la vache : « Mère ! Râma est de couleur bleue tirant sur le noir. Il est très gentil. C’est un grand roi. Il est puissant et prospère. » Là-dessus, la vache incline la tête en signe d’approbation, semblant indiquer par là : « Oui, j’aime Râma. »
Les enfants du village observent le jeu du gangireddudasu avec beaucoup d’enthousiasme. Ils invitent leurs parents et amis à en être témoins :
« Ô chers frères, ici se passe le jeu du gangireddudasu.
Venez, allons le voir !
Le gangireddudasu porte un médaillon en argent et une ceinture à la taille.
Il tient en main un bâton décoré et porte des marques spéciales sur le front.
Il amène avec lui une vache richement caparaçonnée et un taureau,
Et célèbre leur mariage.
Allons à la cérémonie de mariage et offrons-leur nos cadeaux. »
(Chant telugu)
Ainsi, les villageois décorent leurs bovins avec goût et jouent avec eux. Le festival de Sankranti procure également de la joie aux oiseaux. Ils se perchent en grand nombre sur les temples et les minarets, gazouillant et chantant. Ils enseignent à leur manière une leçon d’unité et de joie aux êtres humains de toutes les régions et religions du monde. Hélas ! De nos jours beaucoup n’ont pas foi en la religion. La religion fixe un grand idéal que tous les êtres humains devraient suivre.
De nombreux jeunes gens étudient dans les Instituts d’Education Srî Sathya Sai. Ces jeunes gens n’établissent aucune différence entre les religions ! En fait, celui qui croit en ces différences n’est pas du tout un être humain. Il n’y a qu’une religion, la religion de l’Amour. Un être humain au vrai sens du terme est celui qui suit cette religion de l’Amour. Toutes les religions nous incitent à cultiver la bonté. Il y a beaucoup à apprendre des oiseaux, des bêtes et des insectes. « Religion » signifie « Amour ».
Aujourd’hui, cette religion de l’Amour n’est présente nulle part. Établir une relation avec quelqu’un est impossible si l’on est dépourvu d’amour. Nous devons donc suivre la religion de l’Amour. Nul ne pense à cette religion de l’Amour en ces temps modernes.
Nos ancêtres avaient conscience du véritable sens de la religion et le suivaient en esprit et à la lettre. À cet égard, ils prenaient leurs aînés en exemple. Même maintenant, si vous demandez à un enfant : « Qui t’a dit cela ? », il répondra : « Ma grand-mère me l’a dit, mon grand père me l’a dit », etc.
Ne passez jamais outre aux conseils des aînés. Si vous suivez leurs conseils, tout s’avérera bon pour vous. Malheureusement, personne n’écoute les sages paroles des aînés de nos jours. Pourtant, les gens écoutent toutes sortes de chants enregistrés. Quel qu’en soit l’air, ils essaient de l’imiter. Aujourd’hui, l’homme ne vit pas comme un être humain. Il finit par n’être plus qu’un simple disque ou une bande enregistrée. Ne négligez jamais les sages paroles des aînés.
De nos jours, l’homme n’écoute pas les recommandations des aînés et agit à l’encontre de sa nature d’être humain. Les gens n’écoutent pas les bonnes choses et se livrent à toutes sortes d’activités inutiles et injustifiées.
Le festival de Sankranti sert à rappeler à l’homme le caractère sacré de l’humanité. Il est dit : « Îshvarah sarvabhûtânâm » - « Dieu réside en tous les êtres. » Ainsi, tout être humain, voire tout être vivant est un ‘amsa’, une part de Dieu !
Mais il semble y avoir un défaut dans votre comportement. Vous foulez aux pieds les sentiments sacrés et autorisez votre mental à courir après tout et n’importe quoi. Il en résulte que votre mental est souillé. C’est pourquoi on trouve à redire à votre comportement.
Vous êtes dans la fleur de l’âge. Votre corps, votre mental et votre intellect sont forts et sûrs à cet âge. Vous devriez, par conséquent, faire un usage correct de vos capacités afin d’élever vos sentiments au niveau du sacré.
Vous ne devriez pas considérer le festival de Sankranti comme un festival parmi d’autres. Le festival de Sankranti confère une grande joie à tout un chacun. Ce jour là, même un homme pauvre s’arrange pour cuisiner le payasam (pudding sucré) chez lui et le mange avec bonheur. Le festival de Sankranti confère la joie de bien des manières. Il ne se limite pas aux chants et aux jeux. Il élargit notre cœur par la joie qu’il confère. C’est un festival d’unité ; cette unité développe la pureté, qui mène à la Divinité dans l’être humain. C’est pourquoi les hommes doivent en tout premier lieu cultiver l’unité et la pureté.
Qu’est-ce que la pureté ? Notre vision doit être sacrée, nos paroles doivent être aimables et douces et nos oreilles ne doivent écouter que de bonnes choses. Notre nez ne devrait sentir que la fragrance divine. Nous devrions donc faire un usage correct de tous nos sens.
« L’homme est né du karma, l’activité.
Karma est le dharma (le devoir) le plus important pour un être humain.
L’homme est né du karma, est maintenu par le karma
Et finalement s’immerge dans le karma.
Karma est la cause du plaisir et de la peine.
A vrai dire, pour l’homme karma est Dieu. »
(Poème telugu)
Nous devrions donc continuer à accomplir karma, l’activité. Qu’est-ce que karma ? Ce n’est pas simplement le fait de lire et de participer à des jeux comme le football, le volley-ball, etc. Inspirer et expirer est karma ! Sans eux, karma, l’activité, ne peut exister.
Quand vous inspirez, le son ‘so’ émerge. De même, quand vous expirez, le son ‘ham’ émerge. Ainsi, toute activité qui consiste à inspirer et expirer a pour résultat le son ‘so ham’, qui signifie « Je suis cette Divinité ». Le souffle de vie, cette puissante énergie, est le cadeau de Dieu à l’être humain. Il est vital pour maintenir l’être humain en vie. La vraie nature de l’être humain n’est pas de manger, boire et s’amuser.
En tout premier lieu, où que vous alliez, les gens observeront vos qualités. Vous devez vous conduire de manière à ce qu’ils puissent dire de vous : « Voyez ! Son comportement est noble et nous aimons lui parler. Nous nous sentons très heureux rien qu’à le regarder ! » Ce sont vos bonnes qualités qui confèrent bonheur et joie.
L’homme devrait faire un usage correct de ses pancaprânâh, pancabhûta et pancendriyâh, respectivement les cinq souffles vitaux, les cinq éléments et les cinq sens. La nourriture que nous mangeons doit être sattvique, pure. Il n’est pas bon de manger trop de chilies (piments rouges) ni de poudre de chilly (piment en poudre). On ne devrait pas aspirer au ‘goût’. Cela détruirait notre vie. On devrait manger pour assouvir sa faim, sans avoir envie d’une saveur ou d’un goût particulier.
« Il n’y a pas plus grande charité que de nourrir l’affamé.
Il n’y a pas de plus grands dieux que les parents,
Il n’y a pas de plus grand gain que la compagnie du bien. »
(Poème telugu)
Il n’y a rien de plus grand que la Vérité. La Vérité est ‘une’ et pas ‘deux’. En vous associant avec de bonnes personnes, vous aussi deviendrez bons.
Qui sont les vrais amis ? Les bonnes personnes sont les vrais amis. « Dis-moi quelle est ta compagnie, je te dirai qui tu es. » Vous devriez donc toujours vous joindre à la bonne compagnie, parler à de bonnes personnes et vivre avec de bonnes personnes. Alors seulement vous deviendrez une bonne personne. Sans cela, vous vous ferez du tort.
Les bons amis devraient toujours s’efforcer d’œuvrer pour le bien de chacun et amener en eux une transformation. Si pour une raison quelconque votre ami s’engage dans de mauvaises voies, à quoi sert votre amitié si vous n’essayez pas de le ramener sur la bonne voie ? D’autre part, si vous vous engagez dans de mauvaises voies, votre ami devrait vous aider à revenir sur la bonne voie. Ainsi, s’efforcer d’aider chacun à suivre la bonne voie est la marque d’une véritable amitié.
Dans la vie quotidienne, vous devez suivre la voie de la Vérité. Alors seulement vous deviendrez une personne éduquée, courageuse au vrai sens du terme et qui a le sens du discernement.
Si vous êtes une bonne personne ayant le sens du sacrifice, beaucoup vous suivront. Au contraire, si votre comportement n’est pas noble, seuls les gens dépourvus de caractère vous approcheront. Ce qui ne sera pas bon pour votre progrès spirituel.
Vous dites : « Un tel est mon ami. » Mais pour combien de temps ? Seulement quelque temps ! Si, plus tard, il ne prête plus attention à vos paroles ou refuse de satisfaire à vos demandes, vous le détesterez. Vous deviendrez ennemis. Vraiment, vous devez être très prudents en développant l’amitié avec autrui.
Dans chacun des aspects de notre vie, notre comportement lui-même est le témoin de nos relations interpersonnelles. Vous pouvez habiter n’importe où, vous rendre dans n’importe quel pays, mais maintenez votre caractère noble. Respectez tous les êtres ! Aimez tous les êtres ! Ne haïssez personne. Gagnez une bonne renommée.
Ce ne sont pas les diplômes académiques qui confèrent la grandeur. N’y a-t-il pas beaucoup de Ph.D. (docteur en philosophie) en ce monde aujourd’hui ? N’y a-t-il pas dans ce pays beaucoup d’individus qui ont fait l’I.A.S. ? Tous ces individus ont-ils pour autant rendu le monde meilleur ? En fait, ce sont ces gens soi-disant éduqués qui font perdre au pays sa position éminente.
Ne nous intéressons pas à ces individus soi-disant « grands ». Cela suffit si les gens se saluent avec ‘namaskar’ et s’enquièrent de leur bien-être. Cela même est la grandeur. En même temps que l’éducation, on doit acquérir l’humilité et l’obéissance. Seul un tel étudiant est un « étudiant » au vrai sens du terme. N’ayez aucune trace d’ego, d’orgueil, de suffisance et autres mauvaises qualités.
L’étudiant qui tenait hier le rôle de Prahlâda l’a très bien joué. Sa voix était douce et son interprétation du rôle exemplaire.
Hiranyakasipu, le père de Prahlâda dut subir un châtiment en raison de sa haine envers Dieu. Dieu lui fit don de Narasimha (l’avatar lion) qui le tua.
Si nous menons une vie noble et vertueuse, notre fin aussi sera heureuse. Nous y gagnerons aussi une bonne renommée. Depuis notre naissance jusqu’à notre mort, nous devons mener une vie exemplaire.
Cependant, les gens n’écoutent pas les bonnes paroles. Ils n’écoutent que les mauvais conseils et se font tort à eux-mêmes. En voyageant en train ou en bus, il vous est sans doute arrivé de rencontrer un mendiant qui chantait la gloire de Râmânama (le Nom de Râma) de façon merveilleuse. Les gens l’écoutaient, pleinement immergés dans le chant et heureux. Ensuite ils le complimentaient : « Vous avez bien chanté et vous nous avez rendus très heureux. » Ils exprimaient leur gratitude en lui offrant quelque charité. La vie peut être merveilleuse si vous rendez les autres heureux !
Vous êtes tous rassemblés dans ce hall en tant qu’étudiants. En de telles occasions, vous devez avoir de bonnes pensées et de bonnes paroles. Les bonnes pensées, paroles et actions sont les qualités de la Divinité. Cultivez ces nobles qualités.
Si vous vous tenez face au soleil au lever du jour, votre ombre mesurera quinze pieds, alors qu’en réalité vous mesurez cinq pieds de haut. Au fur et à mesure que le soleil s’élève dans le ciel, votre ombre raccourcit. Quand, vers midi, le soleil se trouve exactement au-dessus de votre tête, votre ombre tombe sous vos pieds. De même, quand vous commencez votre voyage vers Dieu et progressez graduellement sur le chemin qui mène à Lui, l’ombre de mâyâ, l’illusion, tombe derrière vous. Par ailleurs, si vous allez à l’encontre de Dieu et voyagez dans la direction opposée, l’ombre de mâyâ sera devant vous.
Tous nos étudiants sont des pépites d’or. Quelle sorte d’or ? De l’or pur à 24 carats. Où qu’ils aillent et quelles que soient les activités sportives et éducatives auxquelles ils participent, dans leurs comportements et conversations, ils gagnent une bonne renommée. C’est pour cette raison que J’ai entendu des gens les louer : « Les étudiants de L’Institut d’Education Srî Sathya Sai ont partout un caractère exemplaire. » Si vous les regardez, vous verrez Sai Baba se refléter sur leurs visages.
Le Ati Rudra Yajna débutera le 19 janvier à Chennai. L’arrivée des étudiants de Swami est attendue avec plus d’impatience par les gens de Chennai que le Ati Rudra Yajna lui-même. Ils éprouvent le sentiment suivant : « Nous sommes profondément sensibles à l’honneur que nous fait Sai Baba en venant ici avec Ses étudiants pour participer au yajna. Ses étudiants sont des exemples pour nous. »
Aujourd’hui, le caractère sacré de l’éducation se détériore en raison du mauvais usage de la connaissance scientifique. Les scientifiques essayent de changer les lois de la nature. Pour qu’un arbre porte plus de fruits, on lui fait une injection. Pour qu’une vache produise une grande quantité de lait, on la nourrit trois fois plus que les animaux destinés à l’abattage. Ils pensent qu’en donnant trois parts de fourrage à la vache elle sera plus forte et donnera plus de lait. L’eau elle-même est polluée de nos jours. Cette eau polluée est responsable des maladies dont souffre l’homme aujourd’hui.
Tous les fruits que vous voyez contiennent des insectes et des bactéries. Autrefois, les figues étaient très bonnes à manger, mais à présent elles contiennent des bactéries et des polluants. Pourquoi ? Parce que l’eau qui nourrit leur plan est polluée. L’eau doit être purifiée et bouillie avant que les gens puissent la boire.
Nous avons fourni l’eau potable de la rivière Krishna aux gens de Chennai pour un montant de 30.000.000 de rupees. C’était il y a dix ans, J’ai vu des petits enfants se baigner dans des cloaques et boire cette eau polluée. Je me suis senti triste pour eux et J’ai décidé de ne plus visiter Chennai avant d’avoir fourni de l’eau potable aux habitants de cette ville. Maintenant qu’ils ont cette eau potable, Je visite Chennai avec en toile de fond la vision des enfants buvant de l’eau potable et passant leur temps à jouer, heureux !
Nous ne pouvons être heureux et en bonne santé que si nous buvons de l’eau potable et mangeons une nourriture saine. C’est pourquoi vous devez protéger votre santé. Cependant, Je trouve que certains étudiants ne mangent pas de la bonne nourriture. Ils sont tentés par toutes sortes de mets. Je vous en prie, ne mangez pas pour le goût. Décidez vous : la nourriture que vous mangez est-elle oui ou non bénéfique pour votre santé ? Si oui, alors vous serez heureux et en bonne santé.
Etudiez bien. Ne perdez pas votre temps. Quand vous en trouvez le temps, ne lisez que de bons livres. Suivez la voie du bien et devenez de bonnes personnes. Les étudiants de l’Institut d’Education Sri Sathya Sai peuvent transformer tous les peuples du monde en bons citoyens. Soyez bons et faites du bien aux autres. Fuyez les mauvaises qualités comme kama, le désir et krodha, la colère.
Aujourd’hui, nos étudiants vont présenter un jeu appelé « Sri Krishna Rayabaram ». Vous savez tous que, dans le Mahâbhârata les mauvais Kauravas ont inquiété les Pândavas de bien des manières. Cependant, la nature des Pândavas était très noble. Leur mental était pur. Ils firent de leur mieux pour faire du bien au Kauravas. Je vous donne un petit exemple qui montre combien leur mental était pur.
Kunti, la mère des Pândavas, eut le cœur brisé et rendit son dernier souffle en apprenant la mauvaise nouvelle que Krishna avait quitté son corps mortel. Dharmarâja, son fils aîné, était près d’elle à ses derniers moments, gardant sa tête sur ses genoux. Les quatre frères, Bhîma, Arjuna, Nakula et Sahadeva l’entouraient. Dharmarâja leur expliqua : « Chers frères ! Le Seigneur Krishna qui nous a toujours protégés est parti pour Sa Demeure céleste, par conséquent nous ne devrions pas demeurer plus longtemps en ce monde. »
Il appela ensuite Bhîma et lui demanda d’organiser les funérailles de leur mère. Il appela aussi Arjuna lui demandant d’organiser la cérémonie du couronnement de Parikshit. Pour finir, il appela ses deux plus jeunes frères, Nakula et Sahadeva et leur dit : « L’heure est venue pour nous d’accomplir notre grande marche vers les Himalayas. Allez et faites tout ce qu’il faut pour organiser notre voyage. » D’un côté, Dharmarâja arrangeait les funérailles de leur mère et de l’autre, le couronnement du petit-fils de son plus jeune frère afin d’assurer la continuité de la dynastie. Y a-t-il quelqu’un qui puisse entreprendre une telle tâche dans une situation aussi douloureuse ? Toutes les responsabilités furent ainsi prises sur le champ.
Les Pândavas commencèrent leur grande marche vers le nord : Draupadî Bhîma, Arjuna, Nakula et Sahadeva quittèrent leur corps mortel en cours de route. Quant à Dharmarâja, il continua seul son voyage et » dans un premier temps » atteignit naraka, l’enfer. Il y vit beaucoup de gens qui subissaient divers châtiments pour leurs péchés et expérimentaient de grandes souffrances. Dès qu’il eut mis les pieds en enfer, ces gens furent soulagés de leurs souffrances et firent l’expérience du bonheur. Pourquoi Dharmarâja dut-il aller en enfer ?
Dharmarâja n’avait jamais prononcé un mensonge de toute sa vie. Cependant, durant la guerre du Mahâbhârata, il avait dit à haute voix : « Aswatthama hathah » « Ashwatthama est mort » et avait ensuite ajouté « kunjarah » (l’éléphant), afin que le puissant guerrier Dronâcârya - dont le fils s’appelait aussi Ashwatthama - ne meurt pas sous le coup de la nouvelle. Les mots « Asshwatthama hathah kunjarah » signifiaient : « L’éléphant Asshwatthama est mort. » Malheureusement, dans le vacarme et le brouhaha de la guerre, Dronâcârya n’entendit pas le mot « kunjarah » et crut que son fils était mort. Bouleversé et incapable de supporter la douleur, il abandonna son arc et ses flèches sur le champ de bataille. Ainsi, ayant prononcé un mensonge, Dharmarâja fut indirectement responsable de la mort de Dronâcârya. Pour expier ce péché, il dut passer quelque temps en enfer. Ensuite, il fut emporté au ciel.
Alors que Dharmarâja les quittait pour le ciel, les gens qui subissaient leur châtiment en enfer tombèrent à ses pieds, le suppliant : « Ô Dharmarâja ! Ne nous quitte pas, reste ici et donne-nous de la joie. » Mais Dharmarâja leur répondit qu’il était essentiel pour lui d’obéir au commandement de Dieu et se mit en marche pour atteindre le ciel.
Où que nous soyons, si nous faisons le bien, nous expérimenterons seulement le bien. De bonnes actions n’engendrent que de bons résultats.
Après avoir passé vos examens dans cet Institut, vous pouvez poursuivre ailleurs des études supérieures si vous le souhaitez. Mais, en même temps que vos excellences académiques, faites en sorte que votre comportement soit lui aussi exemplaire. Ne vous livrez pas au mensonge, à l’injustice et aux mauvaises manières. Suivez la voie de la Vérité et devenez immortels.
La Gîtâcârya a déclaré : « Mamaivamso jîvaloke jîvabhûtah » N’oubliez pas cette vérité. Poursuivez n’importe quel type d’éducation ailleurs, mais gardez cette conscience présente à l’esprit.
(Bhagavân s’enquit ensuite : « Vous ai-Je causé quelque désagrément ? » Et les étudiants répondirent d’une seule voix : « Non ! Swami ! »)
Mon travail consiste à vous rendre tous heureux, à œuvrer à votre progrès, à essayer d’écarter de vous toute peine et souffrance, et à rendre aussi vos parents heureux. Votre bonheur est Ma nourriture, Je n’ai besoin d’aucune autre nourriture. Ce seul type de nourriture Me suffit. Puissiez-vous toujours mener une vie heureuse ! Il se peut que vous rencontriez beaucoup de difficultés, laissez-les de côté et allez de l’avant.
Aujourd’hui, les gens se livrent à une propagande mensongère disant : « La réputation de Sai Baba grandit de jour en jour. Sai Baba convertit tous les étrangers en Hindous. » Ils sont très jaloux de Moi. À cause de cette jalousie, ils écrivent toutes sortes d’ordures dans les journaux. Ignorez ces écrits. Ayez une foi ferme en votre propre conscience. Quoi qu’ils puissent dire, considérez-le comme un non-sens ! Je n’ai rien à voir avec cela ! Placez votre foi dans votre conscience.
Quoi que Je fasse, Je le fais pour le bien de tous ! Si quelqu’un vous injurie, considérez qu’il ne fait qu’injurier votre corps et pas vous. S’ils hurlent des injures contre vous, laissez-les se volatiliser. Par ailleurs, s’ils vous blâment en silence, ils ne vous atteindront pas. Ne vous faites pas de souci à leur sujet. Gardez votre foi fermement établie en Dieu. Telle devrait être votre attitude.
Dieu est immanent en tout être vivant. Le nom et la forme peuvent être différents, mais Dieu est seulement ‘Un’. Il est présent en tout un chacun. Vous êtes tous les Incarnations de la Divinité ! Développez ce sentiment en vous. N’encouragez pas les différences. Tous sont ‘un’. Ayez foi en ce principe de la paternité de Dieu et de la fraternité de l’homme et vivez heureux.
Je souhaite que vous soyez tous premier de classe aux examens avec de bons points.
Bhagavân conclut Son discours avec le bhajan : « Hari bhajana bina sukha santhi nahi… »
Extrait du discours de Bhagavân prononcé lors du festival de Sankranti le 15 janvier 2007 dans le Sai Kulwant Hall à Prasanthi Nilayam
Traduit et tiré du site officiel de l’Organisation Sathya Sai Internationale
Copyright : Sri Sathya Sai Book and Publications Trust, Prasanthi Nilayam, Inde
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